<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>AFRICA SLAVA</title><link>http://africaslava.canalblog.com/</link><description>Exp&#xe9;rience de l&apos;Afrique conduit &#xe0; des r&#xe9;flexions insolites.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 09 Nov 2009 02:24:07 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>AFRICA SLAVA</title><dc:creator>briletpirao</dc:creator><link>http://africaslava.canalblog.com/archives/2006/11/14/3167262.html</link><comments>http://africaslava.canalblog.com/archives/2006/11/14/3167262.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://africaslava.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3167262/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://africaslava.canalblog.com/archives/2006/11/14/3167262.html</guid><description>&lt;p&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;AFRICA SLAVA&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’accusation d’esclavagisme en AFRIQUE hante la pens&#xe9;e fran&#xe7;aise et europ&#xe9;enne
qui bat depuis longtemps son mea culpa. La lecture de documents d’&#xe9;poque est
pourtant &#xe9;difiante sur la g&#xe9;n&#xe9;rosit&#xe9; d’esprit des premiers explorateurs qui
relatent ce fl&#xe9;au.&lt;br /&gt;
Le Docteur et pasteur David LIVINGSTONE est en 1841 l’un des premiers &#xab; blancs
&#xbb; a sillonner l’Est et le sud de l’AFRIQUE. Il chercha d’abord un site pour
implanter une mission &#xe9;vang&#xe9;lique, s’entoura de ses adeptes : famille et religieux
compris, puis devant l’ampleur de la t&#xe2;che devint le voyageur lettr&#xe9; et
compatissant qui ouvrit l’histoire et la g&#xe9;ographie de ces r&#xe9;gions &#xab; inconnues
et d&#xe9;sertes, terra incognita &#xbb;. Il stigmatisa la traite des esclaves dans ses
&#xe9;crits et conf&#xe9;rences et mourut le 4 Mai 1873 sur les rives du lac Tanganyika.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On d&#xe9;p&#xea;cha pour le retrouver un fringuant officier de marine Verney Lovett
CAMERON qui partit de ZANZIBAR en Octobre 1873. Il r&#xe9;cup&#xe9;ra les affaires de
LIVINGSTONE et continua a traverser l’AFRIQUE d’Est en Ouest jusqu’&#xe0; BENGUALA
en ANGOLA. Il mit 3 ans et 5 mois pour parcourir plus de 5.000 kilom&#xe8;tres dans
des conditions p&#xe9;nibles. Les pistes p&#xe9;destres &#xe9;taient emprunt&#xe9;es par des
caravanes, cohortes de porteurs et d’esclaves qui amenaient au port de ZANZIBAR
: ivoire, caoutchouc, peaux, cire d’abeilles et &#xe9;pices. Tout ce commerce &#xe9;tait
depuis tr&#xe8;s longtemps entre les mains des arabes (du Proche-Orient) et perses,
qui avaient depuis des si&#xe8;cles islamis&#xe9; le pays. Les villageois &#xe9;taient
toujours pr&#xea;ts au combat, avec leurs lances et fl&#xe8;ches empoisonn&#xe9;es, dans leurs
villages souvent sommairement fortifi&#xe9;s. Ils prot&#xe9;geaient leur vie en
s’enlaidissant la t&#xea;te avec de l’argile rouge et de l’huile ; ils &#xe9;taient nus,
sauf un petit carr&#xe9; d’&#xe9;corce textile et scarifi&#xe9;s de tatouages rituels. Leur
valeur de vente comme esclave rapportait plus que celle d’une ch&#xe8;vre et les
natifs m&#xea;me amis ne s’en privaient pas avec les commer&#xe7;ants arabes qui
sillonnaient le pays. La monnaie d’&#xe9;change &#xe9;tait la brasse de calicot o&#xf9; mericani
et autres pagnes anglais ainsi que de grosses perles venant d’Europe Centrale.
Les chefs de tribu maintenaient leur emprise sur les villages par la terreur.
Ils coupaient les doigts, les oreilles, voire le nez des r&#xe9;calcitrants qu’ils
vendaient comme toute autre marchandise. Le livre de Vernay Lovett CAMERON &#xab;&#xc0;
travers l’Afrique &#xbb; conte cette histoire douloureuse, dont il n’&#xe9;tait que le
t&#xe9;moin violemment anti-esclavagiste. Au terme de sa course, le fringuant
officier n’&#xe9;tait plus qu’une loque humaine min&#xe9;e par le scorbut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Henri STANLEY &#xe9;tait un journaliste explorateur qui partit aussi de ZANZIBAR en
Janvier 1871 et rencontra le Docteur LIVINGSTONE (mort en 1873). Chr&#xe9;tien, il
n’est pas connu pour son pros&#xe9;lytisme. C’&#xe9;tait un homme d’action qui se mit au
service du Roi des Belges LEOPOLD II. Il r&#xea;va le d&#xe9;senclavement du CONGO par
cr&#xe9;ation d’un chemin de fer tangentant les rapides infranchissables du bas
fleuve. La construction de ces voies ferr&#xe9;es sera source de grandes souffrances
et pol&#xe9;miques sur les deux itin&#xe9;raires am&#xe9;nag&#xe9;s par les belges et les fran&#xe7;ais
pour joindre le r&#xe9;seau fluvial a la mer. C’&#xe9;tait pourtant la seule solution
pour pr&#xe9;parer le d&#xe9;veloppement du pays en d&#xe9;bouchant enfin sur la cote Ouest,
jusque l&#xe0; inaccessible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette partie de l’histoire concerne la d&#xe9;couverte de l’AFRIQUE sub&#xe9;quatoriale
par les Europ&#xe9;ens dans la deuxi&#xe8;me partie du 19e si&#xe8;cle. Ces pays de savanes
plus o&#xf9; moins arbor&#xe9;es sont &#xab; vivables &#xbb;. La faune dont fait partie l’Homme s’y
d&#xe9;veloppe. C’&#xe9;tait le royaume des &#xe9;l&#xe9;phants dont les indig&#xe8;nes firent longtemps
une effroyable h&#xe9;catombe pour l’ivoire et la viande. On est loin de l’Equateur
thermique &#xe0; 5 degr&#xe9;s de latitude Nord et de sa grande for&#xea;t inhospitali&#xe8;re.&lt;br /&gt;
Cette grande for&#xea;t va aussi g&#xe9;n&#xe9;rer son explorateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’officier de marine SAVORGNAN de BRAZZA quitte LAMBARENE (au GABON) le 11
Janvier 1876. C’est un anti-esclavagiste passionn&#xe9;, mais ces r&#xe9;gions tr&#xe8;s peu
peupl&#xe9;es ne donnent pas d’exemple marquant de cette servitude. Il passe un
accord avec le MAKOKO des BATEKES le 10 Septembre 1880 qui ouvre &#xe0; la FRANCE la
rive droite du CONGO. Comment passer un trait&#xe9; internationalement valable avec
un chef de tribu illettr&#xe9; et cruel ? Alibi diplomatique myst&#xe9;rieux connu aussi
ailleurs. La clart&#xe9; des opinions d&#xe9;sint&#xe9;ress&#xe9;es et philanthropiques de BRAZZA
en fera plus tard le seul &#xe9;missaire de la France face aux exc&#xe8;s de
l’administration et des grandes Compagnies (les fr&#xe8;res TRECHOT entre autres)
qui suivront la premi&#xe8;re phase d’exploration, et exploiteront sans vergogne ces
pays &#xe9;mergents de l’histoire. Il faut dire que les premiers &#xab; broussards &#xbb;,
souvent aventuriers sans scrupules sont les ferments indispensables pr&#xe9;ludant a
une amorce de d&#xe9;veloppement. &lt;br /&gt;
Cette AFRIQUE profonde insalubre et cruelle usa de tous temps les hommes noirs
o&#xf9; blancs qui y vivaient o&#xf9; l’affrontaient. Les explorateurs ont pay&#xe9; un lourd
tribut a cette nature sauvage. La survie aux maladies end&#xe9;miques : amibiase,
paludisme, tuberculose et maintenant sida est depuis toujours compromise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La c&#xf4;te africaine Est sur l’Oc&#xe9;an Indien fut le fief des arabes trafiquant
l’esclave et naviguant sans probl&#xe8;me sur leurs &#xab; daous &#xbb;, ces boutres du
proche-Orient. ZANZIBAR fut toujours convoit&#xe9;e, mais &#xe9;tait bien prot&#xe9;g&#xe9;e dans
son &#xee;le, les caravanes s’arr&#xea;tant en face,&#xe0; BAGAMOYO. C’&#xe9;tait le principal
d&#xe9;bouch&#xe9; naturel de cette partie du continent Africain, inconnu alors des
Europ&#xe9;ens, qui ne peuvent y &#xea;tre tenus responsables de l’esclavage. &lt;br /&gt;
Savoir que les arabes ont colonis&#xe9; et converti par mim&#xe9;tisme l’Afrique de l’Est
depuis au moins le 10e si&#xe8;cle, et imaginer qu’ils seraient innocents de la
traite n&#xe9;gri&#xe8;re de ces pays islamis&#xe9;s est une hypoth&#xe8;se non valid&#xe9;e par les
premiers explorateurs int&#xe8;gres. Le m&#xea;me raisonnement est valable pour la cote
Ouest mais l’on n’a moins de t&#xe9;moins objectifs. Cependant, l’empire du Ghana
est pris par les Almoravides en 1071, et depuis le Sahel sera enti&#xe8;rement
islamis&#xe9; dans tous les pays o&#xf9; les cavaliers arabes peuvent progresser. Par
mer, le Maroc et la Mauritanie furent des enjeux qui laissent toutes les
hypoth&#xe8;ses sur les mouvements barbaresques et corsaires jusque dans le golfe de
Guin&#xe9;e.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cote Ouest de l’Afrique est aussi sur le chemin naturel des navires
europ&#xe9;ens. Vers 1450 les Portugais envahissent par mer ces ports d’accostage.
Ils en seront vite chass&#xe9;s par les fran&#xe7;ais, les anglais, les espagnols qui y
installent des comptoirs commerciaux. Le port de Saint Louis a l’embouchure du
S&#xe9;n&#xe9;gal est l’un des premiers. Gardons les appellations d’&#xe9;poque : la cote du
Vent (Gambie, Guin&#xe9;e), la cote des Graines (Sierra Leone, Liberia), la cote
d’Ivoire, la cote de l’Or (Ghana, Togo), la cote des Esclaves (B&#xe9;nin, Nigeria)
. Ce sont les r&#xe9;gions encore saines tropicales et sah&#xe9;liennes les plus
peupl&#xe9;es, qualifi&#xe9;es de &#xab; Basse Cote &#xbb;, o&#xf9; derri&#xe8;re un rideau de for&#xea;t dense
habit&#xe9; par des animistes, vivent des tribus islamis&#xe9;es sur des terres semi
-d&#xe9;sertiques. Les relations entre ces peuples si diff&#xe9;rents sont toujours
conflictuelles et les guerres perdurent. &lt;br /&gt;
L’&#xe9;quilibre pr&#xe9;caire entre commer&#xe7;ants de la cote et populations va exploser
sous la demande pressante de main-d’œuvre d’outre-atlantique, Entre 1610 et
1800 se d&#xe9;veloppe un march&#xe9; d’esclaves facile a pr&#xe9;lever dans ces r&#xe9;gions
peupl&#xe9;es et dans lequel vont s’impliquer des europ&#xe9;ens. Dans tout march&#xe9; on compte
: un vendeur, un acheteur et un transporteur. Les vendeurs sont des chefs noirs
qui vont en brousse saisir la &#xab; marchandise &#xbb; dans des conditions inhumaines et
la livrer au port ; les transporteurs sont souvent des fran&#xe7;ais qui avec leurs
grands voiliers bordelais vont r&#xe9;aliser des fortunes en livrant cette
main-d’œuvre aux am&#xe9;ricains du Sud des USA qui d&#xe9;veloppent leurs plantations.
Ce march&#xe9; humain heurtera les consciences chr&#xe9;tiennes, qui arr&#xea;teront cette
h&#xe9;catombe apr&#xe8;s pr&#xe8;s de deux si&#xe8;cles de d&#xe9;portation maladroite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puisqu’il faut conclure, prendre en charge la repentance de l’esclavagisme
c’est en assumer seul une responsabilit&#xe9; qui est pourtant a partager.
L’Histoire demande beaucoup de prudence d’interpr&#xe9;tation. Faisons un r&#xea;ve : un
grand trois-m&#xe2;ts se pr&#xe9;sente aujourd’hui dans la lagune de Port-Bou&#xe9; pour
effectuer un chargement d’hommes. Vous qui jouez la victimisation pour exiger
une repentance, inventez la suite de l’histoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’INGENU QUI ROULA aime l’histoire des mondes o&#xf9; il s&#xe9;journa. Son t&#xe9;moignage
est libre.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Afrique ingrate&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les Fran&#xe7;ais qui le peuvent aiment bien les voyages qui montrent d’autres
mondes. Certains sont touristes de passage, d’autres s’y implantent pour
r&#xe9;sider.&lt;br /&gt;
L’Afrique est la plus accessible, et sa diversit&#xe9; ethnique est attachante.&lt;br /&gt;
C’est une mosa&#xef;que de peuples ayant chacun son style de vie souvent ingrat,
mais tellement diff&#xe9;rents entre eux qu’ils ne se m&#xea;lent pas. Le maghr&#xe9;bin, le
nig&#xe9;rien, le malien, le congolais, n’ont pas de point de connivence entre eux.
Leurs ressources, souvent maigres ont mod&#xe9;lis&#xe9; la fa&#xe7;on d’&#xea;tre et de penser de
chacun.&lt;br /&gt;
S’ils cherchent de meilleures ressources dans un pays tiers, ils trouveront un
seul d&#xe9;nominateur commun qui les solidarise : celui d’immigr&#xe9;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sub-sahariens n’apportent que leur mis&#xe8;re. Les conditions de vie sur leur
sol sont sans espoir. La France leur apporte un &#xab; pactole &#xbb; incomparable.
Parias g&#xe9;n&#xe9;tiques, ils resteront en autarcie soci&#xe9;tale dans la suite des
g&#xe9;n&#xe9;rations, ici comme ailleurs.&lt;br /&gt;
Les maghr&#xe9;bins ont une base communautaire que l’on reconna&#xee;t dans les ruelles
tortueuses de leurs m&#xe9;dinas. Les petits m&#xe9;tiers sont nombreux, et sans tous les
&#xe9;num&#xe9;rer depuis les tanneurs,teinturiers, tisserands et marchands de tapis,
arracheurs de dents et march&#xe9;s aux voleurs, une activit&#xe9; intense marque la
lutte pour la vie et la r&#xe9;ussite, sous le regard autoritaire des services de
Gendarmerie.&lt;br /&gt;
Seuls, les petits m&#xe9;tiers : de mara&#xee;chers, primeurs, bouchers par exemple ont
su s’adapter honn&#xea;tement en France. Tout l’&#xe9;quilibre apport&#xe9; par l’artisanat
traditionnel n’a pu se reconstituer. Les m&#xe9;dinas en place des banlieues, est-ce
imaginable sans communitarisme ?&lt;br /&gt;
Le &#xab; melting pot &#xbb; &#xe0; la fran&#xe7;aise ne conduit qu’&#xe0; l’&#xe9;conomie souterraine qui ne
s’arr&#xea;tera pas,et nous pr&#xe9;pare des lendemains difficiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Critiquer cette immigration sans mea culpa des &#xab; gaulois &#xbb; serait trop facile.
La responsabilit&#xe9; des politiques et de leur administration passoire est lourde
dans cette situation Les Citoyens ont aussi leur part inextricable dans un pays
o&#xf9; les jeunes enfants jouent &#xe0; chat perch&#xe9; et aux Gendarmes et aux Voleurs, ce
qui conduira &#xe0; l’immunit&#xe9; sur le parvis des &#xe9;glises. Ces id&#xe9;es contestataires
sont ensuite compl&#xe9;t&#xe9;es par l’Enseignement de valeurs compatissantes et mi&#xe8;vres
envers l’&#xe9;tranger malheureux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Henri Brilet&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;</description><pubDate>Tue, 14 Nov 2006 19:48:11 GMT</pubDate></item></channel></rss>